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| Monsieur le Ministre, Permettez- moi d’abord de vous dire combien nous sommes très heureux de nous retrouver à Abuja et combien nous apprécions les facilités remarquables que vous avez bien voulu mettre à notre disposition, pour la réussite de cette 6ème session ordinaire du Conseil exécutif. Monsieur le Président du Conseil exécutif,
Monsieur le Président, mes premiers mots seront des mots de voeux, des voeux de bonne et heureuse année à chacun de vous et aux membres de vos familles. Des voeux de succès et de bohneur pour les peuples que vous représentez ici, des voeux de réussite, de bonne santé pour les hautes autorités qui vous ont fait confiance. Monsieur le Président, Je ne peux manquer, encore une fois, de vous remercier pour l’excellent travail que vous avez accompli lors de votre dernière session extraordinaire, en décembre dernier, à Addis Abeba. Conformément aux recommandations et décisions du Sommet, vous avez doté notre organisation d’un programme et d’un budget exceptionnel, il faut le souligner, qui marque un effort appréciable de la part de nos Etats. Vous avez permis la flexibilité nécessaire, indispensable, pour pouvoir apporter des aménagements, tant au niveau du programme que du budget, en restant bien sûr dans la limite des moyens financiers acceptés, et bien sûr, dans le respect de nos procédures. Je suis convaincu que nos premiers responsables nous donneront à temps les moyens de notre politique. Je suis convaincu que vous nous accompagnerez pour la recherche de solutions alternatives de financement durable, ce dans le cadre des préparations du sommet du mois de juillet prochain. Monsieur le Président, L’année 2005 offre une opportunité à saisir pour l’Afrique, en raison des progrès accomplis et d’un élan politique au niveau international. La réforme des Nations unies nous interpelle pour aller vers le renforcement du multilatéralisme et pour plus de démocratie au sein des institutions internationales. Bien sûr l’institution-mère elle-même, mais disons-le particulièrement aussi, les institutions financières internationales. Excellences, L’évaluation du Programme du millénium nous concerne. Il est établi depuis longtemps que les objectifs de 2015 ne seront pas atteints avant un siècle, nous l’avons assez répété, pas avant un siècle, si les choses demeurent en leur état actuel. Soyons nets, si plus de ressources financières ne sont pas mobilisées. Le désendettement est un grand pas. Beaucoup le soutiennent aujourd’hui. Mais le désendettement est un grand pas s’il concerne tous les pays et s’il n’est pas astreint à de multiples conditionnalités. L’augmentation de l’aide publique au développement sera une grande contribution, mais cependant, ne soyons pas dupes : tout cela cumulé ne suffira pas ! Tout cela cumulé ne suffira pas ! Il nous faut de nouvelles ressources. Nous devons nous préparer à ce débat. Nous devons veiller à ce que soient réellement prises en charge, les actions dont nombreuses sont perçues déjà dans le cadre du NEPAD, des actions qui peuvent changer réellement la situation sur notre continent, cela dans le cadre du véritable contrat de développement. Veillons enfin, et nous y veillerons que l’intégration du NEPAD au sein de nos structures soit rapidement résolue. Nous devons veiller aussi à ce que le leadership africain à travers la Commission, le Parlement et les autres institutions soit respecté dans le cadre de ces débats. Nous ne pouvons, disons-le, encore que regretter des réunions gouvernementales ou ministérielles sectorielles soient convoquées sans que la Commission ne soit informée dans les domaines qui lui sont reconnus par les textes fondateurs. Nous devons veiller aussi ensemble pour que, partout, l’Afrique parle d’une voix. Que l’Afrique soit présente partout, soutienne unie, ses candidatures au sein des organisations internationales ; d’où la nécessité absolue d’élargir et de renforcer nos représentations, de renforcer nos capacités de négociation. Excellences, Nous veillerons à ce que partout, le principe de subsidiairité soit respecté ; surtout dans la mise en oeuvre des programmes, et les communautés économiques et régionales constituent inconstestablement les piliers de notre organisation. Mais n’opposons ni la Commission au CER, ni les CER aux pays. Il s’agit d’une complémentarité à préserver. Il importe alors que à travers des délégations légères, les contacts les plus harmonieux, les plus étroits soient établis. Excellences, Pour mieux mettre en oeuvre le principe de subsidiarité et réaliser nos programmes, il faut des institutions fortes, une Commission forte, un Parlement fort. Les autres institutions à mettre en place à temps, en sachant qu’un long déséquilibre dans leur mise en place sera fatal à toutes les institutions et que le temps aidera à améliorer les textes et les procédures. Disons-le net ! Tout ce que nous ferons sera conçu dans la fidélité aux principes prônés par le NEPAD et les principes qui sont à la base de l’Union africaine. Nous assumer dans le cadre du NEPAD implique aussi que nous ayons des relations suivies et confiantes avec nos partenaires au développement. Il sera fortement dommageable que nous ne puissions pas trouver les formules les plus urgentes pour permettre leur accréditation. Accréditation qui est la meilleure reconnaissance politique de notre organisation et la meilleure voie d’un partenariat fécond, d’un engagement dans nos actions de développement. Monsieur le Président, Rien de tout cela n’aboutira si notre continent ne retrouvait pas durablement et largement la paix et la sécurité. Nous devons assurer un suivi des décisions pertinentes du Conseil de paix et de sécurité de Libreville, pour que partout, soit bannie l’exclusion, les prises de pouvoir par des moyens non constitutionnels, l’usage de la violence, la neutralisation des forces négatives. Partout, nous devons dans le cadre bien sûr du pluralisme et de la diversité, veiller au respect de l’unité et de l’intégrité territoriale de nos pays. Excellences, Le défi reste de pouvoir rapidement déployer des Troupes africaines, seules ou dans le cadre des unités des Nations unies. L’exigence sera que nous développions une politique de prévention. Une des dimensions essentielles de cette politique de prévention sera l’application du principe de non indifférence. Monsieur le Président, Je voudrais enfin saluer la renaissance certes fragile, mais réelle de la Somalie, comme un message d’espoir pour tout notre continent. Monsieur le Président, Nous avons la certitude que vous mènerez vos travaux avec le sens de la mesure, Monsieur le Président, le sens de l’ouverture et d’anticipation qui vous caractérisent. Que vous veillerez toujours, Monsieur le Président, comme lors des sessions antérieures, sur l’exigence d’un dialogue courtois. Courtoisie dans le comportement et dans le langage qui doit prévaloir au sein de tous nos autres organes et de nos services car, c’est cette courtoisie dans le comportement et le langage qui sont le signe du respect que nous devons à nos peuples, à notre organisation et à l’idéal d’unité africaine. Monsieur le Président, Sous le leadership de notre Président, S.E. Chief Olusegun Obasanjo et de tous ses pairs, grâce à votre accompagnement, Messieurs les Ministres, en tant qu’organe de Direction, nous accompliront des grands progrès. Nous n’épargnerons, en tant que Commission, aucun effort pour ce faire. Plein succès à vos travaux, que Dieu vous assiste ! Je vous remercie. |