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1.
CONTEXTE GENERAL
Au cours de ces dernières décennies,
malgré les efforts consentis par la communauté
internationale pour aider les pays africains à améliorer
significativement le pouvoir d’achat des ménages
et à participer pleinement au processus de développement,
grâce à de nombreuses « Initiatives »,
n’ont, en général, pas été
couronnés de succès. En effet, les indicateurs
sociaux et macro-économiques des pays africains ont connu
une régression inquiétante traduisant la paupérisation
croissante des populations et la dégradation avancée
des conditions de vie et de bien être.
Les chefs d’Etat et de
gouvernement des pays africains conscients de ce fait, ont,
en 1991, adopté le Traité d’Abuja, dans
lequel, ils reconnaissent la nécessité de créer
en passant par un marché commun africain, la communauté
économique africaine pour promouvoir le développement
économique, social et culturel ainsi que l’intégration
des économies africaines en vue d’accroître
l’autosuffisance économique et favoriser un développement
endogène et auto-entretenu.
Le 11 juillet 2000, les chefs
d’Etat et de Gouvernement, convaincus de la nécessité
d’accélérer le processus de mise en œuvre
du Traité instituant la Communauté économique
africaine, lors de leur sommet tenu à Lomé (Togo),
ont adopté l’Acte constitutif de l’Union
africaine, transformant ainsi l’Organisation de l’Unité
africaine (OUA) en un organisme d’intégration,
plus dynamique et plus opérationnel.
L’Union africaine, dès sa création, a pris
la décision de consolider les orientations définies
dans le Traité d’Abuja qui vise à réaliser
graduellement l’intégration à travers l’harmonisation
des politiques sectorielles de développement des Etats
membres.
L’intégration socio-économique et culturelle
est apparue comme la réponse idoine voire un passage
obligé des pays africains. Elle s’est imposée
comme un moyen privilégié d’accélérer
le développement économique et social de l’Afrique
en surmontant l’étroitesse des marchés nationaux.
La Commission a adopté
des mesures pour accélérer la réalisation
de l’intégration en travaillant en étroite
coopération avec les Communautés économiques
régionales (CER), pour élaborer un programme minimum
d’intégration qui sera un pacte commun de coopération
régionale permettant d’atteindre un niveau d’intégration
suffisant et qui oriente l’ensemble des CER vers une dynamique
irréversible d’intégration continentale.
Elle s’est engagée avec ses partenaires pour la
réalisation des programmes suivants afin de promouvoir
le développement économique et social équilibré
dans toutes les parties du continent :
• Nouveau Partenariat pour le Développement
de l’Afrique (NEPAD),
• Cadres stratégiques de réduction de la pauvreté,
• Programme pour la réalisation des Objectifs du
Millénaire pour le Développement
• Mise en place des institutions financières prévues
en l’article 19 de son Acte Constitutif ;
• Programme de révision des étapes du traité
d’Abuja,
• Mise en place d’un marché financier avec
une bourse panafricaine
• Mise en place d’un fonds pour alléger les
effets de l’augmentation du prix du pétrole, Assembly/AU/Dec.109
(VI)
Ces programmes visent, en
autres, à promouvoir l’intégration du continent,
à créer un marché commun pour la mobilisation
des ressources pour le financement du développement et
à assurer la participation de l’Afrique à
la dynamique de la globalisation. Le suivi et l’évaluation
de ces programmes de développement demandent une masse
d’information statistique considérable. Cette demande
pose, aujourd’hui, des défis aux systèmes
nationaux de statistique (SSN) en Afrique déjà
faibles et très vulnérables. En effet, les données
et informations statistiques de qualité et comparables
sur l’ensemble des pays africains, disponibles en temps
opportun et produites par les SSN, sont quasiment inexistantes.
Ce déficit de l’information
statistique crédible sur le continent a conduit la Commission
à prendre de nombreuses initiatives pour le développement
des statistiques. Ainsi, elle compte jouer une part active dans
la coordination et le plaidoyer en faveur du Cadre stratégique
régional de référence pour le renforcement
des capacités statistiques en Afrique (CSRR) adopté
en février dernier par le second Forum africain pour
le développement de la statistique FASDEV II.
Le cadre minimum commun pour des statistiques
harmonisées et comparables en Afrique (CSMCS) proposé
ici se situe dans le processus de mise en œuvre du CSRR
et se veut un programme intégré, capitalisant
les acquis des initiatives en cours, en vue de répondre
au déficit crucial de données et informations
statistiques couvrant tous les aspects du développement,
pour aider aux prises de décisions politiques éclairées
fondées sur les données objectives et permettre
le suivi et l’évaluation des actions et mesures
y afférentes.
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