HARMONISATION DES STATISTIQUES
EN AFRIQUE

 
Bamako, Mali
28-29 septembre 2006
 

 

Harmonisation des Statistiques en Afrique
Bamako, Mali

27-29 septembre 2006

Contexte général

Programme de travail

Rapport de la Réunion

Bureau de la Réunion

Communiqués de presse No2 du 29 septembre 2006
Communiqués de presse No1 du 28 septembre 2006

DOCUMENTS PRESENTES
Note conceptuelle: Proposition d'un cadre minimum d'indicateurs pour des statistiques comparables en Afrique (UA)
Présentation de la Commission de l'UA: Proposition d'un cadre minimum d'indicateurs pour des statistiques comparables en Afrique (UA)
Liste d'indicateurs (UA)
L'harmonisation des méthodes de production des comptes nationaux (AFRISAT)
L'harmonisation des statistiques en Afrique (Mme Awa Thiongane - CEA)
Stratégies et méthodes utilisées par AFRISAT en matière de collecte des données statistiques auprès des Etats membres
Collecte des données statistiques auprès des Etats membres (Présentation Power Point)
Les différentes initiatives pour le renforcement et le developpement des statistiques en Afrique
Stratégie et activités de la BAD en matière de financement du développement de la statistique en Afrique
Approche méthodologique pour l'harmonisation des statistiques monétaires et financières (BCEAO)
Coordination du processus d'harmonisation et de validation des statistiques en Afrique (CEA- CAS)

Discours d'ouverture du Commissaire aux Affaires économiques de l'Union africaine
Discours du Ministre malien de l'Habitat et de l'urbanisme, Ministre du plan et de l'aménagement du territoire par interim
Discours de clôture du Commissaire aux Affaires économiques de l'Union africaine

Liste des participants
Photo de groupe

1. CONTEXTE GENERAL

Au cours de ces dernières décennies, malgré les efforts consentis par la communauté internationale pour aider les pays africains à améliorer significativement le pouvoir d’achat des ménages et à participer pleinement au processus de développement, grâce à de nombreuses « Initiatives », n’ont, en général, pas été couronnés de succès. En effet, les indicateurs sociaux et macro-économiques des pays africains ont connu une régression inquiétante traduisant la paupérisation croissante des populations et la dégradation avancée des conditions de vie et de bien être.

Les chefs d’Etat et de gouvernement des pays africains conscients de ce fait, ont, en 1991, adopté le Traité d’Abuja, dans lequel, ils reconnaissent la nécessité de créer en passant par un marché commun africain, la communauté économique africaine pour promouvoir le développement économique, social et culturel ainsi que l’intégration des économies africaines en vue d’accroître l’autosuffisance économique et favoriser un développement endogène et auto-entretenu.

Le 11 juillet 2000, les chefs d’Etat et de Gouvernement, convaincus de la nécessité d’accélérer le processus de mise en œuvre du Traité instituant la Communauté économique africaine, lors de leur sommet tenu à Lomé (Togo), ont adopté l’Acte constitutif de l’Union africaine, transformant ainsi l’Organisation de l’Unité africaine (OUA) en un organisme d’intégration, plus dynamique et plus opérationnel.

L’Union africaine, dès sa création, a pris la décision de consolider les orientations définies dans le Traité d’Abuja qui vise à réaliser graduellement l’intégration à travers l’harmonisation des politiques sectorielles de développement des Etats membres.

L’intégration socio-économique et culturelle est apparue comme la réponse idoine voire un passage obligé des pays africains. Elle s’est imposée comme un moyen privilégié d’accélérer le développement économique et social de l’Afrique en surmontant l’étroitesse des marchés nationaux.
La Commission a adopté des mesures pour accélérer la réalisation de l’intégration en travaillant en étroite coopération avec les Communautés économiques régionales (CER), pour élaborer un programme minimum d’intégration qui sera un pacte commun de coopération régionale permettant d’atteindre un niveau d’intégration suffisant et qui oriente l’ensemble des CER vers une dynamique irréversible d’intégration continentale. Elle s’est engagée avec ses partenaires pour la réalisation des programmes suivants afin de promouvoir le développement économique et social équilibré dans toutes les parties du continent :
• Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD),
• Cadres stratégiques de réduction de la pauvreté,
• Programme pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement
• Mise en place des institutions financières prévues en l’article 19 de son Acte Constitutif ;
• Programme de révision des étapes du traité d’Abuja,
• Mise en place d’un marché financier avec une bourse panafricaine
• Mise en place d’un fonds pour alléger les effets de l’augmentation du prix du pétrole, Assembly/AU/Dec.109 (VI)

Ces programmes visent, en autres, à promouvoir l’intégration du continent, à créer un marché commun pour la mobilisation des ressources pour le financement du développement et à assurer la participation de l’Afrique à la dynamique de la globalisation. Le suivi et l’évaluation de ces programmes de développement demandent une masse d’information statistique considérable. Cette demande pose, aujourd’hui, des défis aux systèmes nationaux de statistique (SSN) en Afrique déjà faibles et très vulnérables. En effet, les données et informations statistiques de qualité et comparables sur l’ensemble des pays africains, disponibles en temps opportun et produites par les SSN, sont quasiment inexistantes.

Ce déficit de l’information statistique crédible sur le continent a conduit la Commission à prendre de nombreuses initiatives pour le développement des statistiques. Ainsi, elle compte jouer une part active dans la coordination et le plaidoyer en faveur du Cadre stratégique régional de référence pour le renforcement des capacités statistiques en Afrique (CSRR) adopté en février dernier par le second Forum africain pour le développement de la statistique FASDEV II.

Le cadre minimum commun pour des statistiques harmonisées et comparables en Afrique (CSMCS) proposé ici se situe dans le processus de mise en œuvre du CSRR et se veut un programme intégré, capitalisant les acquis des initiatives en cours, en vue de répondre au déficit crucial de données et informations statistiques couvrant tous les aspects du développement, pour aider aux prises de décisions politiques éclairées fondées sur les données objectives et permettre le suivi et l’évaluation des actions et mesures y afférentes.
 

@2006 La Commission de l'Union africaine