INTRODUCTION
Dans un effort visant à contribuer à l'accélération du processus d'intégration du continent et dans l'esprit de la Déclaration de Syrte, la Commission de l'Union africaine, en étroite collaboration avec la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (UNECA), la Banque africaine de développement (BAD), la Coalition Mondiale pour l'Afrique (CMA) et la Coopération technique allemande (GTZ), a organisé une série de réunions consultatives sur la rationalisation des Communautés économiques et régionales (CER) dans le but d'enregistrer les contributions des parties prenantes dans ce processus qui a été lancé il y a environ quatre décennies. La première consultation régionale, qui a réuni les régions de l'Ouest, du Centre et du Nord, a été organisée à Accra les 27 et 28 octobre 2005 tandis que la seconde, qui concernait les régions Est et Sud,a été organisée à Lusaka les 9 et 10 mars 2006.
Toutes les CER ont effectivement et activement participé aux deux consultations régionales qui ont conduit à l'organisation de la première Conférence des Ministres africains de l'Intégration à Ouagadougou (Burkina Faso) les 30 et 31 mars 2006, qui dans sa Déclaration, a recommandé les mesures à prendre ainsi que les activités à mener à cet effet.
La Conférence de l'Union africaine, lors de sa septième session ordinaire, tenue à Banjul, en Gambie, les 1 et 2 juillet 2006, a examiné les recommandations formulées par la Conférence des Ministres africains de l'Intégration et a pris les deux décisions suivantes :
Décision 1 : Décision relative au moratoire sur la reconnaissance des Communautés Economiques Régionales (CER) – Assembly/ AU/Dec.112 (VII)
Décision 2 : Décision sur l'institutionnalisation de la Conférence des Ministres Africains de l'Intégration « Assembly/AU/Dec.113 (VII)
OBJECTIF DE LA CONFERENCE
L'objectif principal de la deuxième Conférence des Ministres africains de l'Intégration est entre autres de :
Procéder à l'évaluation de la mise en œuvre des recommandations de Ouagadougou ;
Examiner les résultats des études sur la quantification des scénarios : le réexamen des étapes du Traité d'Abuja et l'élaboration d'un programme minimum d'intégration pour les CER ;
Proposer aux organes dirigeants de l'Union africaine une approche conséquente claire et cohérente des modalités de rationalisation des CER, et en particulier à la Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement en juillet 2007.
CONTENU DE LA CONFERENCE
La Conférence s'articulera autour des communications suivantes :
L'Afrique peut-elle relever le défis de son intégration économique et politique ? L'exemple européen peut-il servir de modèle ?
La construction des marchés communs en Afrique : résultats acquis, difficultés rencontrées et perspectives (le cas du COMESA)
Comment réussir la rationalisation des CER ?
Le rôle de l'intégration régionale dans l'obtention d'une croissance forte pour un développement durable.
La mobilité des facteurs de production entre Etats :moteur ou handicap du processus d'intégration régionale ?
La réunion d'experts abordera les points suivants :
Examen de l'étude sur la rationalisation des CER et l'élaboration d'un programme minimum d'intégration.
Exposé sur l'état de l'intégration (par chaque CER)
Examen d'un plan de mise en œuvre des recommandations de la première Conférence.
PARTICIPANTS
Les organismes invités à participer aux travaux de la Conférence sont :
Commission de l'Union africaine ;
Les Ministres africains chargés de l'Intégration ;
Les Communautés économiques et régionales ;
Experts des Etats membres ;
Institutions panafricaines : BAD et UNECA ;
Parlement Panafricain.
ORGANISATION ET DEROULEMENT DE LA CONFERENCE
LIEU ET DATES DE LA CONFERENCE
La Conférence se tiendra à Kigali, au Rwanda, les 26 et 27 juillet 2007. Elle sera précédée du 23 au 25 juillet 2007 d'une réunion d'experts.
FORMAT DE LA CONFERENCE
La Conférence ministérielle sera précédée d'une réunion d'experts gouvernementaux de deux jours qui, à l'issue de leurs travaux, vont élaborer un rapport qui fera l'économie de leurs propositions et recommandations, à soumettre à l'examen des Ministres.
La Conférence ministérielle qui se tiendra en deux journées, examinera des thèmes proposés à son ordre du jour ainsi que les recommandations de la réunion d'experts, avant d'adopter une Déclaration.
LANGUES DE TRAVAIL
Les langues de travail seront : l'anglais, le français, l'arabe et le portugais.
RESULTATS ATTENDUS
Il est attendu de la Conférence des Ministres africains de l'Intégration des propositions et recommandations visant à apporter des solutions concrètes aux problèmes que rencontre l'Afrique dans son processus d'intégration.
Les recommandations formulées par les Ministres seront soumises aux Chefs d'Etat et de Gouvernement lors du prochain Sommet de l'Union africaine.