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1. A l'invitation of S.E. Chief Olusegun Obasanjo, Président de la République Fédérale du Nigeria, la commission de l'Union africaine, en collaboration avec les Institutions des Nations Unies et les autres partenaires du développement, organisera un Sommet extraordinaire sur le VIH/SIDA, la Tuberculose et le Paludisme (STP) du 2 au 4 mai 2006 à Abuja (Nigeria). Ce Sommet extraordinaire aura pour thème : « Accès Universel au Traitement du VIH/SIDA, de la Tuberculose et du Paludisme d'ici 2010 ». Il a été nécessaire de convoquer ce Sommet car le VIH/SIDA, la Tuberculose et le Paludisme constituent les trois principales causes de morbidité et de mortalité en Afrique; et par conséquent des obstacles importants au développement socio-économique et à la sécurité humaine. 2. L'objectif principal de ce Sommet Extraordinaire est de faire le bilan de la mise en oeuvre des Déclarations et Plans d'action issus du Sommet d'Abuja, tenu en 2000, sur la lutte pour l'éradication du Paludisme, du Sommet d'Abuja sur le VIH/SIDA, la Tuberculose et les autres maladies infectieuses (ORID), tenu en 2001, et de réaffirmer l'engagement d'enrayer et d'inverser l'incidence de ces maladies en garantissant l'accès universel à leur traitement. 3. Les résultats du sommet d'Abuja de 2001 ont servi d'apport africain à la Session Extraordinaire de l'Assemblée Générale des nations Unies sur le SIDA qui a adopté la déclaration d'engagement sur le SIDA, en Juin 2001. Dans le même esprit, le Sommet Extraordinaire élaborera également une Position africaine commune dans le cadre de la préparation de la Session Extraordinaire des Nations Unies sur le SIDA qui doit se réunir en Juin pour passer en revue la mise en œuvre de la Déclaration d'Engagement sur le SIDA. La Commission de l'Union Africaine, en collaboration avec l'ONUSIDA et l'OMS a également organisé en Mars à Brazzaville, Congo, une Réunion Consultative Continentale sur l'accès universel à la prévention, aux soins et au traitement du VIH/SIDA. Les participants à cette Réunion se sont engagés à œuvrer pour un meilleur accès universel à la prévention, au traitement, aux soins de santé et à l'appui aux efforts de lutte contre le VIH/SIDA en Afrique d'ici 2010. Cet engagement constituera la contribution de l'Afrique au processus global initié par un Comité directeur mondial co-présidé par l'ONUSIDA et le Département pour le développement International (DFID). 4. Malgré les progrès réalisés dans la lutte contre ces trois maladies depuis les déclarations d'Abuja de 2000/1, les rapports d'évaluation sur la prévalence du VIH/SIDA, de la Tuberculose et du Paludisme montre que: L'Afrique sub-saharienne qui compte tout juste 10% de la population mondiale, abrite plus de 60% des personnes porteuses du VIH dans le monde. Entre 2,8 et 3,9 millions de nouveaux cas d'infection au HIV ont été enregistrés dans la région en 2005, alors que 2,4 millions de personnes adultes et d'enfants sont morts du SIDA. L'Afrique compte plus d'un quart de tous les cas de tuberculose déclarés à l'échelle mondiale et l'épidémie continue de progresser en dépit de la mise en œuvre par de nombreux pays de stratégies efficaces de lutte contre la maladie. Environ 35% des personnes atteintes de la TB en Afrique sont porteuses du VIH alors que ce taux s'élève à 80% à l'échelle mondiale. En 2003, environ 80% des personnes atteintes à la fois par la TB et le VIH et qui en sont mortes provenaient de l'Afrique. Dans le monde, 60% des cas de paludisme, 75% des cas de paludisme à falciparum (la forme la plus dangereuse) et plus de 80% des décès dus à cette maladie sont enregistrés en Afrique sub-saharienne. Les personnes les plus vulnérables sont les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans. Le paludisme tue un enfant toutes les trente secondes en Afrique et sur les cinq cent million de cas de paludisme comptabilisés dans le monde, 90% se produisent en Afrique. Le paludisme et la pauvreté agissent l'un sur l'autre dans un cercle vicieux et il a été récemment prouvé qu'il existe un lien entre le paludisme et le VIH. A titre d'exemple, l'infection paludéenne au cours d'une grossesse peut augmenter le risque d'une transmission du virus VIH de la mère à l'enfant. En Afrique, les femmes et les enfants figurent parmi les groupes les plus exposés aux trois maladies. En outre, plus de quatre million de réfugiés et autres personnes déplacées vivent en Afrique sub-saharienne dont les besoins particuliers doivent être pris en charge dans le cadre d'une démarche de lutte contre le VIH, la TB et le Paludisme. Dans un certain nombre de pays, les systèmes de protection sociale sont faibles ou inexistants tandis que les problèmes rencontrés pas les systèmes de santé persistent, notamment le manque d'infrastructures, la dépendance excessive des politiques de renforcement des systèmes de santé orientés vers une maladie donnée, le peu d'intérêt accordé au développement de systèmes de santé plus généralistes et le manque de ressources humaines qualifiées. La relation entre la pauvreté, le genre et ces trois maladies doit être prise en compte et appréhendée de manière plus efficace. Les sources internes et externes de financement projeté et nécessaire pour atteindre les objectifs d'Abuja et les OMD sont largement insuffisants. Au niveau international, on peut citer parmi les contraintes le manque d'harmonisation et d'alignement, la volatilité et l'imprévisibilité de l'aide, l'insuffisance du financement pour réduire la pauvreté à l'échelle mondiale et les coûts récurrents élevés des nouveaux investissements consentis par les partenariats mondiaux en matière de santé. OBJECTIFS DU SOMMET EXTRAORDINAIRE 5. Le Sommet Extraordinaire a pour objectifs de: Faire le bilan des progrès accomplis depuis 2000/2001 vers la réalisation des objectifs que se sont fixés les Sommets d'Abuja en 2000 et 2001 dans le cadre des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD); Identifier les lacunes, contraintes et obstacles à la réalisation des objectifs d'Abuja et des OMD; Définir de nouvelles stratégies qui permettront à l'Afrique de suivre une voie novatrice et plus réaliste vers la réalisation de ces objectifs; Amener les dirigeants africains à renouveler leur engagement de lutter contre ces maladies ; et de promouvoir la santé et le bien-être en Afrique; Renforcer le Mécanisme Africain d'Evaluation par les Pairs (MAEP) dans le contexte du Nouveau Partenariat pour le Développement en Afrique (NEPAD) pour évaluer les progrès accomplis en matière de développement social ; Élaborer la Position Africaine Commune pour les forums internationaux : Session Extraordinaire de l'Assemblée Générale des Nations Unies sur le SIDA (Juin 2006), Assemblée Mondiale de la santé (Mai 2006) RESULTATS ATTENDUS DU SOMMET EXTRAORDNAIRE 6. Les résultats attendus du Sommet sont : La diffusion d'informations relatives au Rapport de situation sur la mise en oeuvre des engagements d'Abuja de 2000/2001, notamment les acquis, les lacunes et les obstacles. L'identification de nouvelles stratégies visant à renforcer la lutte contre ces maladies. Le renouvellement de l'engagement des Dirigeants africains pour stopper et inverser l'incidence de ces maladies, notamment l'engagement pris dans le cadre de la conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement de AIDS Watch Africa (AWA). Le renforcement du MAEP pour intégrer la lutte contre le VIH/SIDA, la TB et le Paludisme, tel que stipulé dans ces nouvelles priorités. L'adoption de la Position Africaine Commune en vue de la Session Extraordinaire de l'Assemblée Générale des Nations Unies sur le SIDA qui se tiendra en Juin 2006 afin de permettre à l'Afrique de parler d'une seule voix lors de l'Assemblée Mondiale de la Santé prévue en Mai 2006. Une déclaration des Dirigeants africains devant l'Assemblée Mondiale de la Santé prévue en Mai 2006. MANDATS
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