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Thème : La Sécurité alimentaire– Un moteur de croissance et d'éradication de la pauvreté en Afrique

  LISTE PROVISOIRE DES PARTICIPANTS

du 4 au 7 décembre 2006

ABUJA, NIGERIA

 
 
   
Objectifs choisis

•  Objectif No 1 : Expansion des marchés en accordant une attention particulière à la demande africaine pour promouvoir le commerce intra africain des produits alimentaires qui constituent les aliments de base.

•  Objectif No 2 :
Mobilisation des ressources pour mettre en œuvre les interventions prioritaires en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle aux niveaux national, régional (CER) et continental, en mettant un accent particulier à ce qui peut assurer une augmentation rapide de la production africaine des principaux produits et la consommation des produits à haute valeur nutritive.

•  Objectif No 3: Renforcement de la consommation des produits alimentaires à haute valeur nutritive et de la gestion des réserves et systèmes de produits alimentaires

•  Objectif No 4 :
Identifier les expériences africaines couronnées de succès et soutenir le partage d'expériences dans le but de les adapter, les reproduire et les améliorer.

•  Objectif No 5 : Mettre en place un système de sélection des principaux engagements de l'UA/NEPAD/ PDDAA au sommet, dont les actions de mise en œuvre devront jouir de la priorité.

Vers une approche de priorités axées sur les résultats, pour la mise en oeuvre des engagements de l'Afrique sur

la sécurité alimentaire
« Du diagnostic et prescription à l'action »

L'insécurité alimentaire se situe toujours à un niveau élevé inacceptable (de 27%), en dépit d'un grand nombre de consultations, plans, recommandations, engagements et déclarations. Depuis un certain nombre d'années, nous savons que si l'Afrique a besoin de quelque chose, ce n'est certainement pas de diagnostics ni de prescriptions ; c'est plutôt de la mise en œuvre des remèdes bien connus et de l'application des efforts soutenus et de l'allocation des ressources suffisantes pour relever les défis. Le problème auquel l'Afrique est confronté apparaît clairement au moment de la mise en œuvre, quand il y a embarras du choix de ce qui doit recevoir plus d'attention et dans quelle séquence. Compte tenu de la capacité limitée des fonds publics, d'investir dans le développement, la répartition des efforts et des maigres ressources dans tous les domaines qui réclament une intervention n'a que très peu de chance de réussir.

Il y a une inquiétude générale que la mise en œuvre des décisions des sommets de Maputo et de Syrte ne se fait pas au rythme voulu pour pouvoir contribuer de façon significative à la réalisation des ODM en 2015. Conformément à la philosophie du NEPAD de voir l'Afrique compter de plus en plus sur ses propres ressources, le défi qui se présente au sommet de 2006 à Abuja sur la sécurité alimentaire est d'accélérer la réduction de l'insécurité alimentaire et nutritionnelle en favorisant une nouvelle façon de voir les chose dans la mobilisation et l'affectation des ressources africaines pour exécuter un petit nombre d'actions qui permettront de remporter des victoires rapides au niveau national, régional (CER) et continental. Le sommet d'Abuja se base sur la pleine reconnaissance que le succès dans l'agriculture et la sécurité alimentaire ne peut pas être séparé des efforts aux niveaux national, régional et continental, visant à assurer l'équité, la paix et la sécurité, la bonne gouvernance, l'éducation et la santé publique. Toutefois, en ce qui concerne le secteur rural, les opportunités d'intervention productive ne doivent pas être subordonnées à l'insistance que tous ces facteurs externes doivent d'abord être en place ou être réalisés à la perfection.

Le présent document de travail reconnaît l'ampleur de la facture africaine de l'importation des produits alimentaires qui constitue une bonne indication de l'énorme marché qui pourrait être exploité, à travers la mise en œuvre des interventions dans le cadre du Programme Global Africain pour le Développement de l'Agriculture (PDDAA) sur base des décisions des sommets de Maputo et de Syrte. Il est évident que le sommet d'Abuja part de la supposition que certains pays africains sont parfaitement capables de produire rapidement des surplus exportables. Au moment des préparatifs, il était de notoriété publique que dans le passé, le marché s'était montré insaisissable en partie les pays africains n'avaient pas une production suffisante, en quantité et en qualité. C'est pourquoi, tout en admettant que le sommet fournit une opportunité d'évaluer les progrès réalisés dans le renforcement du commerce des produits agricoles en Afrique, à l'intérieur des CER et au niveau continental, ceci doit se faire dans l'entendement que les pays africains doivent d'abord avoir des produits à échanger. Le commerce et la production sont donc intimement liés et les accords sur les activités nécessaires pour accélérer le commerce intra et inter CER (comme tremplin d'un éventuel marché commun africain focalisant dans un premier temps sur les produits agricoles qui constituent des aliments de base),- ces accords doivent donc aussi donner un coup d'accélérateur à la productivité et à la production.

Le présent document de travail reconnaît qu'aucun pays ou région n'a jamais réalisé le décollage économique par la mendicité et que l'investissement des ressources africaines propres doit précéder et être un élément catalyseur pour attirer les ressources extérieures. C'est pourquoi le sommet d'Abuja doit également inscrire parmi les priorités, l'accélération des progrès dans le respect des engagements pris au sein de l'UA et du NEPAD dans la Déclaration de Maputo de 2003, d'allouer au moins 10 % du budget national annuel à l'agriculture et au développement rural dans les 5 ans, c'est-à-dire au plus tard en 2008. A coté de cela, les réunions préparatoires du sommet doivent se mettre d'accord sur la meilleure façon d'accroître les ressources financières ; le présent document propose que les investissements ciblent les activités qui sont de nature à conduire rapidement à de meilleurs résultats en termes de productivité et de compétitivité, c'est-à-dire ; a) les infrastructures (particulièrement les routes, les ports, les entrepôts et les structures de commercialisation) ; b) la maîtrise de l'eau ( capacités d'irrigation, à des niveaux appropriés) ; et, c) la mise en place d'un environnement approprié pour encourager l'investissement du secteur privé ( tant les petits que les gros investissements). Le présent document affirme que l'Afrique possède les ressources de base en suffisance pour mettre en œuvre les interventions prioritaires en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle aux niveaux national, régional et continental. Si les investissements des ressources africaines propres étaient bien mis en œuvre et focalisés sur un petit nombre de produits stratégiques pour la sécurité alimentaire et seraient en même temps exportables,- ces investissements donneraient l'élan nécessaire et la capacité d'absorption qu'il faut pour tirer effectivement profit du flux des ressources additionnelles extérieures, tant publiques que d'origine privé, dans l'agriculture.

La production et la commercialisation sont importantes, mais à elles seules, elles ne suffisent pas pour garantir une bonne nutrition. Le sommet d'Abuja devra donc aussi proposer des interventions pratiques pouvant être intégrées dans les programmes agricoles et de sécurité alimentaire dans le but de réaliser un impact mesurable en termes de bonne nutrition, notamment en ce qui concerne la valeur nutritive des principaux produits qui constituent les aliments de base.

Avec l'assurance que la réussite mène à une autre suivant le processus de l'émulation/imitation, le présent document voudrait encourager l'Afrique à évaluer ce qu'elle a pu réaliser dans le domaine de la sécurité alimentaire et à examiner les voies et moyens de diffuser autant de bons exemples pour qu'ils soient reproduits et améliorés. Le document comprend ainsi une proposition de ce qui serait un mécanisme de financement d'un processus d'apprentissage sur base des réussites réalisées dans les Etats membres. Suite

@2006 The African Union Commission