4. DIFFICULTES RENCONTREES DANS L'ETABLISSEMENT DES LIENS ENTRE SRH ET VIH/SIDA
Les difficultés rencontrées dans l'intégration de ces deux principaux programmes de soins de santé sont les suivantes :
a) Accès aux médicaments essentiels
Un problème qui empêche les gouvernements de faire face efficacement au fardeau de la maladie est le manque de médicaments essentiels pour la santé en matière de reproduction en partie à cause des problèmes de logistique. La promotion de la sécurité d'approvisionnement en produits de santé en matière de reproduction en incluant les médicaments pour la santé en matière de reproduction sur la liste des médicaments essentiels, permettra de sauver des vies et de faciliter également la prestation efficace de services par les agents de santé.
(b) Financement public limité
Compte tenu du fait que la santé est primordiale dans la réduction de la pauvreté et le développement économique, et qu'en outre la SRH est un domaine prioritaire du secteur de la santé pour la majorité des populations, en particulier les pauvres, la SRH doit être formulée clairement dans les documents sur les Stratégies de réduction de la pauvreté (PRSP) afin de recevoir l'attention qu'elle mérite dans l'allocation de fonds. Lorsque les ressources sont limitées, il faut utiliser les services efficaces par rapport aux coûts ; il va sans dire que le chevauchement des interventions dans le cadre de SRH et de VIH/SIDA fait de leur intégration une stratégie peu onéreuse.
Les ARV étant de plus en plus disponibles, un plus grand nombre d'enfants nés avec le VIH pourront survivre et l'état de santé de nombreux jeunes adultes infectés pourra être. Tous ceux-là aspireront à la reproduction à l'instar des personnes non infectées, ce qui implique que le Fonds mondial doit répondre aux besoins des personnes vivant avec le VIH/SIDA, d'où la nécessité d'établir un lien entre les programmes de lutte contre le VIH/SIDA et la SRH.
(c) Pénurie de personnel de santé qualifié
La réduction des taux de mortalité et de morbidité maternelles et infantiles nécessite les services d'agents de santé qualifiés, et l'intégration de ces services ainsi que la mise en valeur d'agents de santé polyvalents. Il est important de prévoir une structure comprenant ces agents de santé polyvalents, des professionnels de la santé spécialisés pour les services d'orientation, et des services d'appui technique appropriés pour la formation d'agents de l'autre groupe. Même si les agents de santé ont tendance à hésiter d'accepter pleinement les responsabilités quant aux services PHC, il ne s'agit là que du premier niveau de soins où un seul agent de santé fournit tous les services.
(d) Autres difficultés liées aux politiques, notamment :
I ) ORGANISATION DE LA CONFERENCE
La Conférence sera organisée en deux phases :
(a) Réunion des experts des Etats membres de l'Union africaine : 18 - 22 septembre 2006
Les trois premiers jours de la Conférence ministérielle seront consacrés à la réunion des experts des Etats membres qui se pencheront, du point de vue technique, sur les questions pertinentes ayant trait au thème général de l'établissement de lien entre la SRH, les services de lutte contre le VIH/SIDA et autres services PHC. Les participants auront des discussions sur les exposés qui leur seront présentés et qui seront résumés pour être soumis à l'attention de la Conférence des ministres, pour adoption.
(b) La réunion ministérielle : 21 et 22 septembre 2006
Cette réunion se tiendra les 21 et 22 septembre 2006, immédiatement après la réunion des experts. Le thème proposé pour la session sera « Accès universel aux services intégrés de santé en matière de sexualité et de reproduction en Afrique. »
Ce thème répond à la demande de la deuxième session ordinaire de la Conférence des ministres africains de la santé (CAMH2), qui s'était tenue en octobre 2005 à Gaborone.
Cette session spéciale a pour objectif principal de discuter des questions pertinentes relatives à l'établissement de lien entre la SRHR et les services de lutte contre le VIH/SIDA dans le cadre de la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). A cet égard, la Conférence ministérielle sera organisée sous forme de table ronde qui discutera du thème susmentionné en se basant sur le rapport de la réunion des experts.
forme de table ronde qui discutera du thème susmentionné en se basant sur le rapport de la réunion des experts.
Les autres documents importants à examiner seront les suivants :
i. Examen des meilleures pratiques dans les domaines des droits et de la santé en matière de sexualité et de reproduction (SRHR) ;
ii. Analyse coût-efficacité de la santé en matière de sexualité et de reproduction (macroéconomie de la SRH) ;
iii. Stratégie pour l'élimination des pratiques traditionnelles néfastes, notamment la prévention de la fistule obstétrique en Afrique ;
iv. Adoption d'un Plan d'action assorti d'estimations pour la mise en œuvre du Cadre continental pour une politique SRHR ;
v. Adoption d'un Plan d'action assorti d'estimation pour la sécurité d'approvisionnement en produits de santé en matière de reproduction.
II) RESULTATS ATTENDUS
Les résultats attendus de la présente session spéciale comprendront un consensus sur des décisions spécifiques, valables et réalisables sur l'intégration de la SRH dans les services de lutte contre le VIH/SIDA, et l'adoption d'un plan d'action assorti d'estimations pour la mise en œuvre du Cadre d'orientation, qui sera soumis au sommet des chefs d'Etat et de gouvernement, pour être entériné.
Les conclusions de la session seront :
a) Plan d'action pour un Cadre continental des politiques en matière de SRHR ;
b) Plan d'action approuvé pour la sécurité d'approvisionnement en produits de santé en matière de reproduction ;
c) Meilleure compréhension du rôle de la SRHR dans le développement au niveau national par les Etats membres.
III) DOCUMENTS
a) Documents de travail
Cadre d'orientation continental sur la santé en matière de sexualité et de reproduction adopté par la CAMH2 ;
b) Documents de base:
Documents de l'OUA/UA sur la santé, notamment le VIH/SIDA ;
Documents produits par les institutions des Nations Unies et autres organisations.
IV ) PLANIFICATION ET ORGANISATION
La Commission de l'Union africaine et le Gouvernement de la République de Mozambique sont les principaux organisateurs de la Conférence, avec l'assistance des organisations partenaires. A ce propos, un accord sera signé entre le Gouvernement hôte et l'Union africaine. Le format de l'Accord est standard et est préparé à l'Union africaine par le Conseiller juridique en collaboration avec d'autres Départements/Directions et la contribution du pays hôte. Le président de la CAMH2 sera consulté de temps à autre pour ce qui est de la préparation de la réunion ministérielle.
Différents comités ont été mis sur pied aux niveaux du pays hôte et de l'Union africaine pour assurer une organisation parfaite de la conférence.
a) Au niveau du pays hôte :
Le pays hôte (Mozambique) aura à mettre sur pied un Comité national d'organisation qui sera chargé des préparatifs pour la Conférence.
b) Au niveau de l'Union africaine :
L'Union africaine a mis sur pied les trois comités ci-après :
Le Comité directeur :
Le Comité directeur est composé comme suit:
Commission de l'Union africaine ;
Gouvernement de la République de Mozambique – pays hôte ;
Gouvernement du président en exercice de l'Union africaine (Congo) ;
Gouvernement de la République de Botswana – président en exercice de la deuxième Conférence des ministres africains de la santé ;
Gouvernement de l'ancien président de la CAMH2 – Libye.
Ces Gouvernements sont représentés au sein du Comité directeur par leurs Représentants permanents à Addis Abeba.
Le Comité directeur sera chargé du processus de préparation de la conférence.
Le Comité de l'Union africaine en charge de l'organisation des conférences
Il s'agit d'un comité permanent de la Commission de l'Union africaine, ayant pour président le Vice-président de la Commission et composé d'un représentant du Directeur du Bureau du président de la Commission, du Directeur de la Direction des services de conférence, du Directeur des finances, de la Directrice p.i. de l'Administration et de la mise en valeur des Ressources humaines, du Conseiller juridique, du Chef du Protocole, de l'Unité de la presse et de l'information et du Département concerné, dans ce cas, le Département des Affaires sociales. Ce Comité aura à finaliser l'Accord avec le pays hôte et autres questions de logistique, notamment l'organisation d'une mission d'évaluation à Maputo pour voir l'état d'avancement des préparatifs.
Le Groupe de travail technique :
Ce groupe sera composé du Comité directeur et :
Du Département des Affaires sociales,
Des institutions basées à Addis Abéba.
Le Groupe de travail est chargé de superviser la préparation des documents de travail et de la mobilisation des ressources financières et techniques.
V) ASPECTS ORGANISATIONNELS
Les détails sur les aspects organisationnels de la conférence à savoir la mobilisation des ressources, le partage des coûts, la participation et le parrainage, l'équipement et les besoins en personnel, doivent être contenus dans l'Accord avec le pays hôte devant être signé entre l'Union africaine et le gouvernement mozambicain.
La Commission de l'Union africaine sera chargée d'envoyer les invitations aux Etats membres, aux invités et aux observateurs. Elle sera chargée également de la préparation de l'ordre du jour, du programme de travail et des documents, en consultation avec le bureau de la deuxième Conférence des ministres africains de la santé. En outre, elle fournira le personnel pour la traduction, l'interprétation et le secrétariat de la conférence ministérielle.
Le Gouvernement de la République de Mozambique mettra à disposition les installations de conférence et autres services de logistique stipulés dans l'Accord avec le pays hôte.
Quant aux partenaires, ils aideront à la préparation des principaux documents d'orientation et à la convocation de diverses réunions.
VI ) PARTICIPANTS
Participeront à cette session spéciale, les ministres de la santé, des affaires sociales/jeunesse/affaires féminines des Etats membres de l'Union africaine, la Commission de l'Union africaine, les représentants des Communautés économiques régionales, le NEPAD, les experts, les institutions des Nations Unies, les organisations internationales et les ONG.
VII) BUDGET ET AUTRES RESSOURCES
La Commission de l'Union africaine contribuera le montant affecté au budget au titre de la réunion ministérielle. L'appui financier et technique pourrait être fourni par le Gouvernement hôte et les organisations partenaires pour la préparation des documents, la participation d'experts indépendants et communiquer avec les personnes à contacter dans les CER.