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DOCUMENTS
RELATIFS
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- Déclaration
(Ouagadougou, Burkina Faso 27-29 Mars 2006)
(WORD / PDF)
- Rapport de la reunion ministérielle (Ouagadougou, Burkina Faso 27-29 Mars 2006)
(WORD / PDF)
- Rapport de la reunion des experts (Ouagadougou, Burkina Faso 27-29 Mars 2006)
(WORD)
- Projet de Rapport consolidé
(WORD)
- Rapport de la réunion consultative sur la rationalisation des CER pour l'Afrique Australe et l'Afrique de l'Est(Lusaka, Zambie 9-10 Mars 2006)
(WORD)
- Rapport de la réunion consultative sur la rationalisation des CER pour les Régions d'Afrique du Centre, du Nord et de l'Ouest (Accra, Ghana 27-28 Octobre 2005)
(WORD)
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REUNION MINISTERIELLE SUR LA RATIONALISATION DES CERS
OUAGADOUGOU, BURKINA FASO
27-31 MARS 2006
Mise à jour du 24/04/06
REUNION DES EXPERTS GOUVERNEMENTAUX
27-28 Mars 2006
ORDRE DU JOUR (WORD)
PROGRAMME (WORD)
REUNION MINISTERIELLE
30-31 Mars 2006
PROJET D'ORDRE DU JOUR (WORD)
PROJET DE PROGRAMME EN ANG.
(WORD)
PROJET DE RAPPORT CONSOLIDE
INTRODUCTION
1. Depuis la création de l’OUA en 1963, les pays africains, par l’entremise de leurs dirigeants successifs, cherchent désespérément à bâtir un grand ensemble pour non seulement endiguer les chocs internes et externes, mais encore pour promouvoir le bien-être économique et social de leurs populations. Cette volonté d’unité s’est manifestée, dans les années 70 et 80, par l’avènement d’environ 200 organisations visant à l’accomplissement de l’intégration du continent. Une telle pléthore d’institutions a produit comme résultat, la désintégration notoire des économies africaines du fait de plusieurs raisons au nombre desquelles figurent principalement: la similitude des objectifs, les divergences idéologiques et l’incapacité d’honorer les engagements financiers liée à l’appartenance à plusieurs organisations. Les résultats décevants des stratégies de développement des deux premières décennies de l’indépendance ont été à l’origine de moult forums de réflexion consacrés à libérer le continent des contraintes susceptibles d’entraîner un blocage et une paralysie. La Conférence de Monrovia (1979) précédant l’adoption du Plan d’action et l’Acte final de Lagos (1980) en constitue un exemple assez édifiant. Ensuite, il est à rappeler que le Plan d’action et l’Acte final de Lagos ont généré à leur tour le Traité d’Abuja (1991) instituant la Communauté économique africaine qui a entamé depuis Juillet 1999 la deuxième phase de son processus de construction après son entrée en vigueur en 1994.
2. Six ans après le lancement de la Communauté économique africaine, les Chefs d’Etat et de gouvernement, réunis en leur Sommet extraordinaire à Syrte (Libye) décident de bâtir une Union africaine qui, pourtant, est supposée être l’aboutissement logique de la Communauté au dernier stade de son évolution. Cette dernière décision marque, sans nul doute, la volonté des autorités africaines d’accélérer la marche du continent vers son intégration économique et sociale. Mais cette volonté politique exprimée solennellement à Syrte est-elle suffisante pour réaliser ce que l’Afrique cherche à atteindre depuis près de quarante ans?
3. En réalité, la construction de l’Union africaine, à l’instar des Etats-Unis d’Amérique ou de l’Union européenne, suscite une foule de questionnements en l’état actuel de la situation économique, sociale et politique du continent africain. Ainsi, il apparaît légitime de se poser les questions suivantes: Est-il possible d’améliorer le processus d’intégration du continent dans un environnement où les communautés régionales se multiplient sans cesse ? Les CER déjà existantes prises individuellement peuvent-elles franchir avec succès les étapes du Traité d’Abuja lorsque certains de leurs membres connaissent une double appartenance ? Un pays, membre d’une CER donnée peut-il appartenir à deux unions douanières ou à deux zones monétaires ? Autant de questions qui, aujourd’hui, méritent d’être résolues si l’on veut octroyer à l’Afrique toutes les chances de succès de son intégration économique. C’est dans cette perspective que la Commission de l’Union africaine et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique se proposent d’étudier les progrès accomplis par les CER dans l’atteinte de l’intégration économique en Afrique. Cette étude basera sur les consultations régionales d’Accra, Ghana en octobre 2005 pour les régions d’Afrique de l’Ouest, du Centre et du Nord et de Lusaka, Zambie en mars 2006 pour les régions d’Afrique de l’Est et Australe et sur la consultation continentale ministérielle qui aura lieu à Ouagadougou, Burkina Faso.
4. Les instances politiques de l’OUA s’étaient elles-mêmes, en leur temps, préoccupées de la situation comme l’attestent les résolutions suivantes:
- le Conseil des Ministres, par sa Résolution CM/Res. 464 (XXVI) a décidé, lors de sa vingt-sixième session ordinaire en 1976, au paragraphe 2 (a) « qu’il y aura CINQ régions de l’OUA, à savoir, les régions Nord, Ouest, Centre, Est et Sud » ;
- l’Acte final de Lagos et le Traité d’Abuja (art.6, 2 (a) ont prévu le renforcement des communautés économiques existantes et la création d’autres là où elles n’existent pas, de manière à couvrir les régions du continent ;
- La Résolution CM/Res.1043 (XLIV) de la quarante-quatrième session ordinaire du Conseil (1986), demandait, en son paragraphe 7, « au Secrétaire général de l’OUA, d’étudier les modalités pratiques et opérationnelles pour assurer la coordination et l’harmonisation des activités et programmes des groupements économiques sous-régionaux existants » ;
- Les Chefs d’Etat et de Gouvernement, ont, au paragraphe 7 de la Résolution AHG :Res 161 (XXIII) adoptée lors de leur vingt-troisième session ordinaire en 1987, demandé « au Secrétaire général de l’OUA, au Secrétaire exécutif de la CEA, aux responsables des groupements économiques sous-régionaux et régionaux et notamment de la CEDEAO, ZEP, SADC et CEEAC de prendre les initiatives nécessaires pour assurer une coordination, une harmonisation et une rationalisation des activités, projets et programmes de toutes les organisations africaines intergouvernementales de coopération et d’intégration de leur région respective afin d’éviter doubles emplois, conflits de compétence et gaspillage d’efforts et de ressources » ;
5. Il importe donc de comprendre que le processus de rationalisation des CER ne peut être ni ignoré ni occulté et que des décisions concrètes doivent être prises si le continent veut accélérer son intégration et apporter à ses citoyens les fruits du développement et de la prospérité.
6. Le présent document fournit succinctement les quelques éléments ci-après : la situation actuelle des CER accréditées auprès de l’UA par rapport aux autres organisations intergouvernementales ; la motivation de la rationalisation ; les conclusions des deux réunions consultatives tenues à Accra (Ghana) et à Lusaka (Zambie) ; et la voie à suivre .
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